Colloque « Culture et gouvernance » à Ségou, du 12 au 16 février 2013

Le colloque « Culture et gouvernance » aura lieu du 12 au 16 février 2013 à Ségou, au centre culturel Kôré.
Il accueillera entre autres intervenants les auteurs de La Sahélienne Boubacar Ba et Doumbi-Fakoly Doumbi, ainsi que son directeur, Ismaïla Samba Traoré.

Télécharger programme du colloque (version PDF).

Pour plus d’information, contacter le centre culturel Kôré :
Tél. : (+223) 21 32 01 70 / (+223) 21 32 28 90 / (+223) 76 43 23 38
Courriel : centreculturelkore@gmail.com ou Attaher Maiga : dtamaiga@yahoo.fr

Femmes sans avenir, de Hanane Keïta

Quatrième de couverture : Voici l’histoire de Kady et Karim, couple d’intellectuels épanouis, parents de quatre enfants. Lorsque le mari décide de prendre une seconde épouse, ce choix sera vécu par sa conjointe comme une immense trahison.
On croit savoir ce que renferme un cœur de femme, jusqu’au jour où Kady nous raconte cette histoire, nous faisant atterrir au plus profond du désespoir féminin, de la trahison ressentie, des larmes, de la solitude et de la descente en folie.
Lorsque vous arriverez au terme de ce récit douloureux, quand vous viendrez à bout de ce texte pétri de souffrance, dites-nous dans quel état cette histoire vous aura laissés…

Femmes sans avenir a reçu le prix du livre de l’année 2012.

L’auteure : Hanane Kéïta, épouse Traoré, a effectué des études de lettres modernes à l’université Ain-Shams du Caire, où elle est née. Interprète-traductrice, elle a longtemps travaillé à l’ambassade d’Arabie Saoudite à Bamako. Femmes sans avenir est son premier ouvrage.

Parution : 2012
Coédition avec L’Harmattan.

Revue de presse :

Acheter le livre :
– Dans tous les points de vente des éditions La Sahélienne
– Sur le site de l’Harmattan (version papier ou numérique)

Hanane KÉÏTA

Hanane Kéïta, épouse Traoré, a effectué des études de lettres modernes à l’université Ain-Shams du Caire, où elle est née. Interprète-traductrice, elle a longtemps travaillé à l’ambassade d’Arabie Saoudite à Bamako. Femmes sans avenir est son premier ouvrage.

Livres parus aux éditions La Sahélienne

 Femmes sans avenir, roman, hors collection, 2012
 Et si on relisait le Coran ?, essai, hors collection, 2013

Article de presse sur « L’occupation du Nord du Mali »

Notre série Regards sur une crise se diffuse et fait débat en Afrique.
Voici des échos de la presse africaine à propos de l’ouvrage auquel ont participé Ciré Ba et Boubacar Diagana, L’occupation du Nord du Mali.
Vous pourrez accéder à l’article en cliquant sur le lien.

Rappel du Manifeste publié le 4 mai 2012

Manifeste des écrivains et activistes culturels du Mali

© Mouvement Malivaleurs

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses zones de notre cher pays, le Mali, sont occupées par les forces du MNLA, de Ansar Ad-Din, AQMI et autres mouvements armés.

Ces forces d’occupation ont créé les conditions d’une profonde déstabilisation de la nation malienne et de ses différentes composantes.

Nous sommes extrêmement préoccupés par la crise que nous vivons, notamment le drame humanitaire vécu par les déplacés et les réfugiés, les veuves et les orphelins. Le meilleur des ressources et potentiels d’un pays, ce sont ses hommes et femmes, ses patrimoines en tous genres ainsi que la paix et la sécurité sans lesquelles il n y a pas de développement durable et de démocratie.

Au nom des patrimoines du Mali, patiemment construits au fur et à mesure des millénaires et des siècles. Au nom des érudits touaregs héritiers des sites d’Es Souk ! Au nom des bâtisseurs d’empire, des savants et écrivains, des explorateurs mandingues ! Au nom des catégories sociales qui ont animé les rites, les rituels et les coutumes ! Au nom des traitants de la savane qui ont bâti les économies précoloniales et les cités marchandes ! An nom des groupes sociaux qui ont fait les systèmes de production! Au nom des chasseurs Donso qui ont fondé les villages et les traditions de défense ! Au nom des artistes et artisans des temps passés, des hommes mémoire qui ont construit les chroniques historiques et les traditions littéraires ! Au nom des traditions de résistance intellectuelle et militaire que nous avons élaborées au cours des siècles, chaque fois que notre espace s’est trouvé menacé ! Au nom du tissu social qui paraissait si bien tissé et des parentés construites par 52 ans de fréquentation au sein de la République ! Au nom de nos contemporains, vous tous qui avez ajouté à ces patrimoines matériels et immatériels !

Nous disons aux forces d’occupation que le cœur du Mali bat en chacun de ses enfants ! Le cœur du Mali bat en chacun de nous ! Que les groupes armés prennent garde ! Qu’ils redoutent la riposte des forces armées conjuguée avec la résistance intérieure !

Nous disons aux forces d’occupation de prendre garde aux patrimoines.

Le patrimoine, ce sont des biens communs, matériels et immatériels, qui appartiennent à tous et dont la communauté toute entière a hérité. Le patrimoine ce sont les manuscrits qui font la singularité et la fierté de Tombouctou, du Mali et de l’Afrique, ce sont les stèles et mausolées, les demeures et les rues anciennes, toutes les structures bâties des villes anciennes, des sites historiques et culturels, tous les savoirs.

Le patrimoine c’est aussi ce qui se bâtit au présent et qui, pour les générations à venir, porte la marque des constructions culturelles. Le patrimoine, ce sont tous les biens et produits culturels, récents ou en cours de construction par les écrivains, les créateurs et les visionnaires contemporains.

Le patrimoine ce sont les chartes sociales et politiques qui lient les communautés, à l’image de Kurukanfuga. Ces chartes fondent les rapports sociaux et les relations inter communautaires. Traces immatérielles et insaisissables, elles fondent la civilité, la paix et l’entente entre individus, entre groupes, entre voisins, entre gens différents.

Le patrimoine, ce sont tous les marqueurs d’identité, plus récents, que sont les monuments, lieux culturels et monuments humains. A cet égard nous élevons une protestation vigoureuse contre les dégradations subies par le monument de Gina Dogon à Douentza, le monument Alfarouk  et les mausolées des saints de Tombouctou. La République du Mali est laïque. Nous condamnons fermement toute atteinte à la diversité culturelle, à la diversité cultuelle et appelons au respect de tous les patrimoines, sans exclusive.

Le Mouvement Malivaleurs, la Coalition Malienne pour la diversité culturelle, le Collectif des écrivains du Mali rassemblés dans PEN-Mali, La Médina, Balanise et tous les activistes culturels lancent le présent appel au MNLA, Ansar Ad-Din, AQMI et autres mouvements armés afin qu’ils respectent tous ces patrimoines qui appartiennent à l’Humanité entière.

Pour compter de cet instant, nous rendons les groupes armés comptables de tous les crimes et violations de droits ! Nous les rendons responsables de toutes les atteintes aux patrimoines ! Pour compter de ce jour nous nous constituons  partie civile contre tous les mouvements armés, leurs cadres dirigeants et leurs membres identifiés. Nous invitons pour ce faire les avocats du Mali et de tous pays à nous appuyer dans ce combat.C’est dans ces patrimoines que la nation va puiser pour tenter de nouer le dialogue.
D’abord et avant tout le dialogue!

Au nom de la raison, de la sagesse et de l’intelligence ! A cause de l’écrasante majorité des populations touaregs et arabes qui portent la République dans leur cœur et qui n’ont pas accepté la partition ! La République doit bien cela à tous ceux du nord du Mali qui participent depuis toujours à la constitution de la richesse nationale ! La République doit bien cela aux nombreux producteurs et travailleurs, cadres intellectuels et agents de l’Etat issus des communautés nomades, qui, en dépit de tout, vivent sur le sol du Mali ! Ou qui ont dû s’expatrier! Au nom de ces républicains, nous devons nous parler plutôt que de faire parler les armes, essayer de panser les blessures, en un mot reconstruire notre pays abîmé et meurtri.

Ceci est un appel à la raison ! Et si le dialogue est épuisé, alors, nous appellerons à la riposte généralisée ! Nos appellerons à la résistance !

Bamako, le 4 mai 2012

Ismaïla Samba Traoré

 

 

 

 

Invitation à une série de conférences-débats

Nous avons le plaisir de vous informer que notre organisation inaugure, à Bamako et dans d’autres villes, une série de conférences-débats afin de répondre au besoin d’informations et de débats sur la crise malienne et ses enjeux pour le monde entier.

Les activités se dérouleront en partenariat avec les rectorats des universités de Bamako, des réseaux sociaux français, maliens et mauritaniens, certains groupes scolaires de Bamako.

Les débats de cette première rencontre seront animés par :

  • Serge Daniel, journaliste à RFI, auteur de l’ouvrage AQMI, l’industrie de l’enlèvement
  • Mohamed Ag Erless et Djibril Koné, chercheurs, auteurs du livre Le patriote et le jihadiste

Date et heure : le samedi 19 Janvier 2012 à partir de 09 heures

Lieu : au siège du Mouvement Malivaleurs à Bako Djikoroni ACI, rue 593, porte 164, près du commissariat de police du 15e arrondissement. (voir plan d’accès 1 et 2)

 

13 janvier 2013 : émission de radio autour de L’occupation du Nord du Mali

Le 13 janvier 2013, le journaliste Thierno Tandia a reçu sur la radio Kassataya, dans son émission Duugu Deege, Ciré Ba et Boubacar Diagana, co-auteurs de L’occupation du Nord du Mali, paru en 2012 dans la collection Regards sur une crise, ainsi que leur éditeur, Ismaïla Samba Traoré, également directeur du mouvement Malivaleurs.

Petit chrono de la crise sécuritaire et institutionnelle, d’Assane Koné

L’auteur : Né en 1969, Assane Koné est titulaire du diplôme de l’École nationale d’administration du Mali, section sciences juridiques.
Après un passage dans le monde des ONG pour la vulgarisation du droit en zone rurale, il est journaliste au journal Le Républicain (Mali), depuis 1998. Militant de plusieurs organisations de la société civile, notamment la Coalition des alternatives africaines dettes et développement (CAD-Mali), Assane Koné est un observateur avisé de la scène politique malienne.

Parution : 2012, coll. Regards sur une crise.

Acheter le livre :
– Voir les points de vente de la collection Regards sur une crise.

Les indignés de Kati, de Facoh Donki Diarra, avec le concours d’Abdoul Karim Coulibaly et Moussa Traoré

L’auteur : Facoh Donki Diarra est né vers 1953 dans le cercle de Koulikoro, au Mali. Titulaire d’un DEA d’histoire obtenu à l’université de Dijon, il est l’auteur de plusieurs nouvelles, ainsi que de quelques articles d’histoire sur le Bèlèdougou parus dans Études maliennes. Il est chercheur au département d’histoire de l’Institut des sciences humaines du Mali.

Parution : 2012, 36 p., coll. Regards sur une crise.

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