La collection Mémoire vise à transcrire la mémoire sociale et politique du Mali afin de documenter tous les acteurs, présents et à venir.
Partout dans le monde, l’histoire politique des pays est agrémentée par les récits de vie des acteurs politiques et des acteurs du changement social. Les biographies, les récits sur les grandes fractures historiques et la réponse des hommes à ces turbulences, les comptes rendus d’événements, les analyses et prises de position des personnalités publiques représentent des marqueurs importants.
Au Mali, les acteurs ont très peu documenté les grandes mystiques fondatrices et les périodes de turbulences. Les changements en douceur comme les révolutions ne sont pas documentés. Les expériences réussies et les échecs non plus. Les hommes publics n’écrivent pas sur leur action, ils ne sont pas dans une culture de compte-rendu et cela a porté préjudice à la mémoire des faits et des évènements qui ont caractérisé la vie politique du pays.
Résumé: Modibo Keïta fut un lion. Père du Mali moderne, il a incarné le rêve fou d’une Afrique souveraine. Mais que pèse la légitimité des urnes face au canon d’un fusil ?
De la lumière du palais de Koulouba à l’ombre de sa cellule de Kidal, ce récit plonge au cœur de la solitude d’un géant trahi par les fils qu’il s’était lui-même choisis. Cet ouvrage est une méditation poignante sur le pouvoir, la fragilité des utopies et le prix à payer pour entrer dans l’histoire.
Résumé: « Femmes sahéliennes, actrices clés des transitions réussies » est un essai lucide et percutant qui explore la place centrale et pourtant souvent invisibilisée des femmes dans les processus de transformation politique et sociale au Sahel. À travers quinze chapitres autonomes, l’auteur met en lumière le rôle des femmes sahéliennes en tant que piliers de résilience, d’innovation et de paix dans un contexte marqué par les crises, les coups d’État et les défis sécuritaires.
L’ouvrage dresse un état des lieux critique mais porteur d’espoir. Il interroge les dynamiques de genre dans les traditions, la colonisation, la gouvernance, l’économie, l’éducation et la sécurité, tout en proposant des pistes concrètes pour un contrat social inclusif. Ce livre est un appel puissant à reconnaître le potentiel transformateur des femmes dans la construction de sociétés sahéliennes plus justes et durables.
Résumé: Le Manden, une petite province au départ, s’est agrandi jusqu’à former un immense empire, sous la houlette des Keyita. Mais selon la quasi-totalité des traditions, les premiers habitants qui y ont vécu seraient les Kamara dont le premier ancêtre, Mansa Kiran, vint du Wagadu et fut le premier à s’installer sans le pays. Les Kamara étaient a l’origine des Kagoro.
Le Manden doit son nom à ces Kamara qui vont établir, logiquement, la première dynastie du pays. En tant qu’autochtones, ils vont agrandir leur formation politique et fonder l’empire du Mali.
Résumé: C’est une vie de médecin globe-trotteur au service de la Sante Publique que Daouda Mallé raconte dans ce livre. Un récit emailé de petites anecdotes sur les rencontres chaleureuses et les mésaventures vécues.
Résumé: Mon commandant ! Quarante ans de mission d’un administrateur du territoire » est une œuvre autobiographique de l’auteur Alassane Diallo, administrateur civil, membre du corps préfectoral du Mali.
Cet ouvrage retrace la pérégrination de ce haut cadre de l’administration malienne, homme de devoir dont le récit de la vie constitue une véritable école pour les nouvelles générations d’administrateur.
Résumé: Au Mali, il suffit de prêter les oreilles aux discours léonins qui ont repris du service et qui vantent les mérites du chef, pour comprendre que le changement tant souhaité n’est pas pour demain. De tels agissements et l’ambiance délétère des soutiens démesurés à la transition ne contribueront- ils pas à refaire de Koulouba une forteresse de non droit ? Depuis plusieurs jours, l’on a assisté, en effet, à une copie collée de la désignation des membres de l’Autorité Indépendante de la Gestion des Élections -AIGE- et au dépôt du Projet de révision / renouvellement de la constitution, sans l’aval d’une partie de la classe politique et de la société civile. Ces deux projets à eux seuls sentent l’unanimisme à cause de la méthode de désignation de leurs membres, entre autres. Et pour accentuer les interrogations qui fusent par ailleurs de partout, les autorités de transition ne semblent plus vraiment être hors course en 2024.
Résumé: Mali-Mélo s’inspire des chroniques de l’auteur publiées dans L’Indépendant, qui a bouclé le 2 juillet 2020 son cinq millième numéro. L’auteur profitant de cette opportunité a ouvert une « page spéciale » dédiée à la sortie de la compilation de ses «chroniques» sous forme de livre. En cette date désormais historique pour le chroniqueur que je suis devenu, écrit l’auteur en préambule, passer du journalisme d’Etat, dans un régime de parti unique, à un organe d’Etat démocratique au sein de l’Office de Radio et de Télévision du Mali (ORTM), puis à la presse privée, a été un véritable défi. Il s’agit là de mon troisième livre, inspiré et abreuvé par quarante années de pratique journalistique…
Avant-Propos: Dans cet essai historique nous traiterons le Djitoumou de 1953 à 1960. C’est-à-dire sept ans de régime colonial au Djitoumou, et le Djitoumou sous le régime socialiste de 1960 à 1968. C’est-à-dire huit ans après l’indépendance.
Cette analyse croisée de deux périodes différentes nous permettra peut-être de comprendre une partie de l’histoire politique de notre pays de 1953 à 1968.
Auteur: Général de l’armée malienne et Ingénieur de formation, Béguélé SIORO est fin connaisseur de l’armée malienne. Natif de Zandieguela, une petite bourgade de Yorosso (chef lieu de cercle dans la région de Sikasso), Il intégra l’armée malienne 1973 et partit faire ses études supérieures en Ex URSS, où il obtint le diplôme d’ingénieur électromécanicien. De retour au Mali, il fit une brillante carrière au sein de l’armée malienne.
De 1981 à 1982, il fut Ingénieur d’Escadrille à la base aérienne 100, effectuant les tâches de soutien des vols et d’exploitation de l’armement d’aviation.
Chef de division du Matériel, et Bâtiment (1989-1992), il devint Directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transports de l’armée malienne (1992-1999). Par la suite, il fut affecté comme Directeur Général Adjoint des Ateliers Militaires Centraux de Markala de 1999 à 2001. De là, il reçut une nouvelle affectation comme Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Moscou, important poste qu’il occupa de 2001 à 2007. À son retour au Mali, il reçut une affectation au Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce comme Haut Fonctionnaire de Défense (2007 à 2008).
La carrière militaire de cet officier a été couronnée quand il s’est vu confier le prestigieux poste de Chef d’État-major Général Adjoint des armées de 2008 à 2012. Après de longues années de bons et loyaux services rendus à l’armée du Mali, il fut admis à la deuxième section du grade de général. Détenteur d’un Doctorat en mathématiques appliquées à l’économie, les mérites militaires du Général Béguélé Sioro ont été reconnus par les décorations ci-après : Médaille commémorative de campagne (1986) ; Médaille du Mérite militaire (1986) ; Chevalier de l’Ordre national du Mali 1996 ; Officier de l’Ordre national du Mali en (2009).
Résumé: Diby Silas Diarra est né en 1934 à Mayerasso dans le cercle de San. Après ses études fondamentales il s’engage dans l’armée coloniale où il fera une carrière fulgurante et brillante jusqu’aux indépendances en 1960 où il intègre naturellement la jeune armée nationale du Mali. Officier d’une rare clairvoyance, c’est lui que le général Abdoulaye Soumaré envoie au nord du pays lorsque la première rébellion gronde en 1963. Intransigeant quant à la hiérarchie militaire, il réprouve le coup d’État militaire de 1968, il est arrêté en août 1969 avec quelques camarades et envoyé au camp de Taoudénit où il meurt de privations et de maltraitance le 22 juin 1972.
Aujourd’hui, au regard de ce qu’il fit et fut pour le Mali, faut-il parler d’un héros solitaire et oublié ? Rien n’est moins sûr !
Auteurs: Le père Joseph Tanden Diarra est né vers 1956 à Touba dans le cercle de Tominian. Il est ordonné prêtre le 31 décembre 1983 et a mené une carrière bien remplie au sein de l’Église catholique. Prêtre en paroisse de 1983 à 1990, il est Secrétaire général de la CEM de 1994 à 2003 et fondateur de l’Unité universitaire à Bamako (UUBa) de l’UCAO de 2007 à 2013. Il est président de l’UCAOUUB à Bobo-Dioulasso de 2013 à 2015 et recteur de l’UCAO avec résidence à Ouagadougou au Burkina Faso de 2015 à 2020. Il est titulaire d’une maîtrise en Sciences Sociales, d’un doctorat en Histoire de l’Afrique et en anthropologie. Il est l’auteur de Capitaine Diby Silas Diarra, correspondance d’un bagnard paru en 2018.
Monsieur Victorien Dakouo est né vers 1942 à Touba dans le cercle de Tominian. Après ses formations dans différents établissements ici et ailleurs, il est enseignant d’anglais au Lycée Prosper Kamara de 1972 à 1975. À partir de cette date il se tourne vers l’édition, les EDIM de 1975 à 1989. De 1992-1996, il est coordinateur du projet AUTORAPHE à l’OCED à la coopération canadienne : a) coordinateur à la DSE (formation d’auteurs à l’élaboration de manuels de lecto-écriture en langues nationales au Niger, Mali et Burkina Faso ; b) consultation GTZ au projet Éducation de base en pays dogon (PEBPD), pour l’encadrement d’auteurs et d’illustrateurs Dogonons, pour l’élaboration de manuels de lecto-écriture en Dogoso, pour les écoles communautaires de 1996-1998. De 1998 à la retraite, travaille aux Éditions DONNIYA