Souvenir d’un nomade de Tombouctou, de Yéhia Ag Ibrahim Haidara

Souvenir d'un nomade de Tombouctou de Mohamed Ag Ibrahim Quatrième de couverture : Ce carnet retrace la vie du Chef Yehia Ag Ibrahim Haïdara dans les campements des pasteurs nomades dans le Sahara de Tombouctou où il est né et tout au long de sa carrière d’homme public ayant relevé de nombreux défis. Elève brillant dans sa jeunesse, il a néanmoins été confronté à l’hostilité de ses parents vis-à-vis de l’école française ; seule l’estime de ses maîtres d’école l’a soutenu alors qu’il était privé de celle de sa communauté. Tout au long de sa vie, il a entrepris d’approfondir la connaissance et la maitrise du saint Coran et des principes de l’Islam pour mieux intégrer sa communauté, convaincu qu’il faut associer les deux instructions pour préparer l’avenir et l’émancipation de tous les enfants de la communauté touareg.

L’auteur : Né en 1945 à Tombouctou, le chef Yehia Ag Ibrahim Haïdara est licencié en sciences politiques de l’Université Pouchkine de Moscou. Sa carrière d’enseignant s’est déroulée dans des postes déshérités du Nord du Mali où ses très bons résultats lui ont valu l’estime de tous les inspecteurs d’enseignement et des administrateurs. Les activités associatives, syndicales, politiques et sociales du chef de communauté qu’il est lui ont permis d’acquérir une riche d’expérience en matière de connaissance des sociétés du nord du Mali et de règlement des conflits, expériences qu’il met actuellement au service de sa communauté, de sa région et de son pays.

Parution : 2016

ISBN 978-99952-70-14-8

Couverture : Aicha Diarra

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Nation en sommeil de Aboubacar Maiga

C’est un recueil qui vient enrichir la poésie malienne, genre dans lequel la production se révèle encore bien maigre, tant il est difficile et privé des faveurs du public. Préfacé par Alassane Souleymane, Nation en sommeil (suivi de Nouvelles du Mali) est le nouveau livre d’Aboubacar Maïga, journaliste à l’ORTM et enseignant d’université.

C’est d’abord un livre intime où, avec des vers qui cascadent comme une chute d’eau, le poète célèbre le Mali, ses monuments, le palais de Koulouba, Bamako. Il rend hommage aux artistes, aux Aigles, chante son amour pour ses parents, ses petites sœurs.

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Cependant, rapidement, la poésie explose et le poète, faisant un précepte de cette phrase d’Abdellatif Laâbi « plonger le bistouri partout où l’homme a mal », s’insurge contre la souffrance, exprime son insatisfaction, refuse la facilité et l’ordre établi. Nation en sommeil, poème éponyme du livre peint sans concession les tares qui ont permis les dérives actuelles du pays : corruption, népotisme, spéculation foncière. Les crises, l’éducation, l’immigration, la cherté de la vie, les maladies, le basculement des normes sociales n’échappent pas à la lucidité douloureuse du poète. « Des empires, tu devins pays des carriéristes salariés sans vocation/Si nous ne sommes pas en train de prier, sommes en train de jeûner/Sinon dans l’embouteillage simulant de vaquer à nos occupation/Le reste du temps au grin, aux mariages, aux baptêmes ou au dîner/On ne trouve jamais un employé à son poste au moment où il faut/Même la secrétaire vient quand il lui chante après levée du drapeau/Quatre heures dans la circulation, deux heures et demie au bureau », crie-t-il.

Dans Rien, il y a une bonne dose de désespoir et de morbidité. Ce poème comporte des aphorismes pessimistes, résonne de questions existentielles qui renvoient au texte De l’inconvénient d’être né du grand pessimiste roumain, Emile Cioran : « A peine né, on prie déjà pour ce qu’on n’a pas encore commis/Et c’est juste là le gouffre d’où découlent tous nos tourments !/Croire juste pour croire, nos temples remplis sans vraie foi/A nous un monde à la fois petit et vaste, simple et compliqué/Avec une vie si courte et comblée d’inattendus!/Mais pourquoi nous devons être et un jour ne plus être ?/ Pourquoi même naître ?/ pourquoi venir porter ces galères et ces haines ? » (Rien, P.24)

Les questions existentielles posées par Aboubacar Maïga renvoient aussi à la perception que nous avons du temps. Perception selon laquelle la vie est linéaire : un parcours, on vient au monde et on meurt au final. On va d’une extrémité à une autre. Il est clair que personne ne peut fournir des réponses à ses questions. Il a les réponses au fond de lui-même. Ou peut-être les ignore-t-il lui aussi. Et bienheureux les ignorants. Dans son texte, Emile Cioran aussi fait prendre conscience à l’homme de sa finitude et est près d’évoquer l’absurdité de cette vie qui « ne vaut pas la peine d’être vécue » : « Si, autrefois, devant un mort, je me demandais : « A quoi cela lui a-t-il servi de naître ? », la même question, maintenant, je me la pose devant n’importe quel vivant ». (De l’inconvénient d’être né, P.10)

Et c’est évidemment à ce texte que Sami Tchak, le Togolais, dans La Fête des masques, fait un clin d’œil lorsqu’il fait dire à Alberta ses propos teintés de pessimisme : « Parfois, je pense que ça ne vaut pas la peine de naître. Mais, bon, quand on est déjà né, on doit faire avec. » (P.21)

Ce recueil est apporte plus-value à la littérature universelle, celle des Voltaire, Shakespeare, Camoes, Goethe, Cervantès, Dostoïevski, en ces sens qu’il en aborde quelques thèmes (universels) tels que l’amour, la mort, la liberté. La parole y est éclatée avec une surcharge d’images, une absence de contrainte syllabique, et un déploiement des mots d’après une rythmique spontanée. On sait que depuis 1980, l’engagement dans la poésie africaine n’est plus une obligation, et la création, selon Jules Monnerot ( principal artisan de L’Etudiant Noir) devient « un procès solitaire où l’unique contrainte pourrait être la fidélité du poète à son inspiration personnelle. » Dans le recueil, le poète réussit à faire de la poésie un enregistrement du malaise social, en ce sens qu’il ne manque pas de toucher à la récente crise que le pays a traversée.

Boubacar Sangaré

Cérémonie d’hommage à la mémoire du professeur Issiaka Bagayogo

Le Directeur de la Sahélienne édition, Ismaila Samba Traoré, Président et fondateur de PEN Mali a organisé une cérémonie d’hommage à l’Université de Bamako à la mémoire du professeur Issiaka Bagayogo. C’était le Mercredi 12 Aout en présence de quatres anciens Ministres de l’enseignement supérieur, de nombreux professeur émérites et des doctorants. Les échanges on porté sur le livre le Delta intérieur du Niger publié à titre posthume par la Sahélienne avec une préface de Samir Amin.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien ci-dessous

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« De la Poésie à la Prophétie » de AÏcha Diarra

Coninoconos, De la Poésie à la Prophétie

Publié le 17 Août 2015  par La Sahélienne

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L’auteur : Aicha Diarra née en 1994 à Bamako, est la plus jeune écrivaine malienne pour avoir publié son premier livre à l’âge de 17 ans. A partir de 2012, elle intègre les activités du programme jeunesse du Mouvement Malivaleurs et s’impose dans les média et les forums comme figure emblématique du plaidoyer sur le leadership des jeunes.

Bibliographie

Les larmes de la tombe, La Sahélienne/L’Harmattan, 2011

Coninoconos, de la poésie à la prophétie, La Sahélienne, 2015

 

Concours national « Transcrire la mémoire de notre société »

Un article est paru sur la conférence de presse du concours national  : « Transcrire la mémoire de notre société »,  initié par le mouvement Malivaleurs en partenariat avec La Sahélienne éditions, PEN Mali, le ministère de l’Éducation nationale et la radio Tabalé.

C’est un concours de recherche et d’écriture ouvert du 1er juin au 7 septembre 2015. Il s’agit de faire des investigations sur les hommes et femmes bâtisseurs, travailleurs infatigables, patriotes, citoyens exemplaires en écrivant leurs parcours. Les leçons tirées de ces récits de vie pourraient profiter aux nouvelles générations pour bâtir un pays apaisé, un Mali meilleur.

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Le concours prévoit des prix selon la catégorie d’âge (junior et senior).

Pour participer au concours, contacter la commission d’organisation :
tél. : + 223 75 71 72 38
courriel : sahelienneedition@yahoo.fr ou malivaleurs@yahoo.fr

Voir le règlement du concours sur le site du mouvement Malivaleurs.

Vente solidaire pour Sirafily Diango

Sirafily Diango, auteur de la pièce Il pleut sur le Nord, parue aux éditions La Sahélienne en 2013, est dans un état de santé nécessitant une intervention urgente en dehors du Mali.
Afin de l’aider à réunir les fonds nécessaires, le « Collectif pour Sirafily » a été créé par les éditions Tombouctou, les éditions La Sahélienne, la Ligue des écrivains du Mali, la Coalition malienne pour la diversité culturelle et la famille de Sirafily. Il organise une vente solidaire de son ouvrage au lycée français et à l’Institut français de Bamako.
Les éditions La Sahélienne vous engagent à diffuser l’information et vous remercient chaleureusement de votre soutien.

« Sous fer », roman de Fatoumata Keïta, primé deux fois

Le roman de Fatoumata Keïta Sous fer, paru en 2013, a reçu deux prix en 2015 : le prix Massa-Makan-Diabaté et le prix de la Première dame.

L’identité des Soumaoro-Kanté, de Soumaïla Soumaoro

L'identité des Soumaoro-Kanté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture : À l’opposé des traditions de cour du Manden, les versions exposées ici valorisent à juste titre la figure de Soumaoro Kanté, plus connu sous le nom de Soumangourou. À travers les nombreuses sources des traditionnistes de Wadagu et d’autres contrées, l’auteur met en évidence des aspects du personnage jusque-là occultés par la chronique de ceux qui l’ont vaincu en 1235 à la célèbre bataille de Kirina. Il est permis de faire néanmoins une lecture distanciée de ce document, une lecture contradictoire, même, car c’est le propre des personnages historiques de se prêter à plus d’une interprétation. La dimension littéraire des traditions synthétisées ici permet d’échapper aux affirmations et certitudes historiques. Car nous baignons en plein mythe, mythes fondateurs et légendes qui voient s’animer des ancêtres lointains de la plurielle identité malienne.

L’auteur : Soumaïla Soumaoro est né vers 1960 à Bamako, capitale du Mali. Il fit ses études secondaires dans sa ville natale et embrassa le commerce. Aujourd’hui travaillant dans la société civile, il exerce dans l’industrie de transformation et s’intéresse à l’histoire du royaume de Sosso.
Ce travail est la synthèse des traditions orales auxquelles il a eu accès, traditions qui contribuent au renforcement de la conscience identitaire des Soumaoro Kanté de la nouvelle génération.

Parution : 2014
Hors collection
ISBN : 978-99952-54-56-8

Acheter le livre :
– Dans tous les points de vente des éditions La Sahélienne

Soumaïla Soumaoro

Soumaïla Soumaoro est né vers 1960 à Bamako, capitale du Mali. Il fit ses études secondaires dans sa ville natale et embrassa le commerce. Aujourd’hui travaillant dans la société civile, il exerce dans l’industrie de transformation et s’intéresse à l’histoire du royaume de Sosso.
Ce travail est la synthèse des traditions orales auxquelles il a eu accès, traditions qui contribuent au renforcement de la conscience identitaire des Soumaoro Kanté de la nouvelle génération.

Livre paru à La Sahélienne

– L’identité des Soumaoro-Kanté, hors collection, 2014